Y’a des matins comme ça ou on aurait mieux fait de pas se lever. Des matins qui n’en sont plus vraiment en réalité. La mi journée est comme une mâtinée pour moi et la soirée se révèle être ma journée. L’insomnie est devenu en réalité mon rythme normal de vie. Le teint blanc malade au petit matin, c’est uniquement au couché du soleil que je me révèle, coincé entre les ombres menaçantes reflétés par la lune, les démons arpentants les rues de ma ville, le gout écœurant de l’alcool et les lumières aveuglantes des boîtes de nuit. Nous sommes les vampires des temps modernes. J’en ai marre d’être insomniaque. Laisse moi dormir, stupide cerveau.

"Les choses arrivent pour une raison qu’ils me disent, et moi je leurs répond qu’il y a une raison pour que ces choses arrivent"

Tout est bien et rien ne se passera jamais mal, ou tout est mal et rien ne se passera jamais bien. Honnêtement je ne sais plus. Ça ne t’est jamais arrivé a toi cette sensation, comme d’être bloqué ? Le coeur écrasé par un poids invisible et inexplicable, le corps happé par une sensation de vide. Le vide total, l’ennui. Comme ci chaque jour ne faisait que se répéter, répéter, répéter, répéter. Et rien ne change. Rien ne change. Rien ne change. Rien ne change. Alors quoi, c’est ça la vie ? Une existence qui n’est enfaîte qu’une quête visant a chercher de la matière pour combler un vide indéfini et de surcroît sans fond ? Un vide qui ne cesse de s’élargir lorsqu’on lui donne matière a se boucher ? La vérité c’est que notre routine quotidienne n’en est pas vraiment une, la routine n’est qu’un assemblage de haut et de bas qui finissent par devenir commun, on s’y attend et on les connait bien, a la limite on pourrait dire qu’on a trouvé un certain confort dans notre vie mouvementé. Les déceptions ne font plus peur, parce qu’elles sont devenues aussi prévisible qu’inévitable. On comble le vide, mais on sait bien que tout ceci n’est que temporaire, comme une sorte d’édifice émotionnel instable ne tenant sur quasiment rien prêt a capituler face au premier tremblement de terre. On a fini par accepté d’être faible. On a accepté notre tristesse.

Comme on dit, “une déception ne dur que jusqu’à la prochaine”.